Des chercheurs au grand public, l’information nutritionnelle est relayée, amplifiée et souvent déformée par de nombreux acteurs.

14556156 10210520199991695 1309689514 n.pngLes lobbys. À coups d’études bien choisies (donc pas forcément les plus pertinentes), défendent les éleveurs, les produits laitiers, les charcuteries, les vignerons ou encore des marques de corn flakes ou de yaourts. Tant que le consommateur sait d’où vient l’information, pourquoi pas ? Mais certains lobbys ou marques avancent masqués en créant des groupes d’experts « indépendants » pour répandre leur bonne parole, voire une authentique désinformation. Pour contrer les travaux sur l’obésité qui mettaient en cause le rôle des sodas, Coca-Cola a ainsi financé un groupe d’experts, le Global Energy Balance Network (GEBN), qui communiquait de façon très scientifique sur le manque de sport et la suralimentation afin de mieux minimiser l’impact des études accablantes sur les sodas. Le GEBN a mis la clé sous la porte en novembre 2015, quelques mois après que le New York Times a dévoilé le pot aux roses.

Le travail du diététicien est d’abord de faire le tri dans la déferlante de communiqués et d’études. Et ce n’est pas si facile. Ensuite, l’information nutritionnelle n’échappe pas plus qu’une autre aux mécanismes classiques de la reprise médiatique : un gros titre, alléchant si possible, puis une vulgarisation plus ou moins précise selon le support et les attentes de ses lecteurs (presse médicale ou santé, féminine  ou scientifique, quotidien ou hebdomadaire, journal télévisé ou émission spécialisée). Un des biais les plus fréquents dans la reprise des informations scientifiques pour le grand public est la confusion entre les corrélations et les causes, notamment en reliant entre elles des données chiffrées alors que le lien de cause à effet n’est pas établi. L’absurdité est-elle que ce genre de raisonnement peut conduire par exemple à demander l’interdiction des lits sous prétexte que c’est l’endroit où l’on meurt le plus souvent.

Internet. Blogs de vrais spécialistes, d’experts autoproclamés ou de particuliers dévoués à défendre une cause (végétarisme, régime paléo, bio…) côtoient les sites d’information scientifique ou créés par des lobbys. Aucune information, et encore moins les rumeurs, ne s’éteint sur Internet, même lorsqu’elle a été contredite ou démentie. Sur Facebook, par exemple, par le biais des algorithmes qui nous épient, dès que nous avons le malheur de cliquer sur un article de nutrition, de nombreux articles proches apparaissent en vrac tous les jours sur notre « mur d’actualité ». Et tant pis s’ils sont anciens, démentis depuis, ou peu fiables.

Experts de notre propre vie, nous relayons nos expériences personnelles – par exemple « je n’ai plus mal au dos depuis que je ne bois plus de lait » – en leur donnant une portée universelle. Il s’agit alors autant de rendre service à nos interlocuteurs en leur prodiguant un bon conseil que de valider nos propres choix. C’est le principe même du prosélytisme. Et ça marche : qui n’est pas tenté de croire un ami, dans la vraie vie ou sur un réseau social, plutôt que tout ce qui se dit partout sur la meilleure façon de manger ? 

C’est pour cette raison que rien ne peut remplacer le rendez-vous avec un nutrithérapeute qui peut vous accueillir au centre Nutriesthétic et avec vous établir un réelle stratégie préventive et d’optimisation de la beauté.