Cerne creux
Lorsqu’il existe une véritable dépression sous l’œil, l’acide hyaluronique peut être envisagé chez certains patients afin d’adoucir le relief et la transition avec la joue.
Les cernes creux correspondent à une dépression située sous la paupière inférieure, souvent au niveau de la vallée des larmes. Cette dépression peut créer une zone d’ombre et donner au regard une apparence plus fatiguée, même lorsque la personne est reposée.
Dans certaines indications, une petite quantité d’acide hyaluronique peut être injectée afin de restaurer le volume manquant et d’adoucir la transition entre la paupière inférieure et la joue.
Tous les cernes ne doivent pas être injectés. L’examen préalable permet de distinguer un véritable cerne creux d’un cerne pigmenté ou vasculaire, d’une poche sous les yeux ou d’un œdème. Cette analyse aide à déterminer si l’acide hyaluronique est adapté.
Le cerne creux correspond à une perte ou à un manque de volume sous l’œil. Il peut être visible dès un âge relativement jeune en raison de l’anatomie, apparaître progressivement avec le vieillissement ou devenir plus marqué lorsque les volumes de la joue diminuent.
La dépression crée une ombre qui peut accentuer l’impression de coloration sous l’œil. Il est donc possible d’avoir l’impression d’un cerne foncé alors qu’une partie importante de son apparence est liée au relief et à l’ombre.
Non. L’apparence des cernes peut avoir plusieurs causes, parfois associées. Ajouter du volume n’est donc pas adapté à toutes les situations.
Lorsqu’il existe une véritable dépression sous l’œil, l’acide hyaluronique peut être envisagé chez certains patients afin d’adoucir le relief et la transition avec la joue.
Lorsque la couleur est principalement liée à une pigmentation brune de la peau, ajouter du volume ne traite pas directement cette pigmentation.
Lorsque les vaisseaux ou la couleur bleutée sont dominants, le traitement doit tenir compte de cette composante ; une injection volumatrice ne corrige pas nécessairement la couleur.
Une poche correspond à une protrusion ou à un volume sous la paupière. Ajouter de l’acide hyaluronique n’est pas toujours approprié et peut parfois rendre la région plus lourde.
En cas de tendance au gonflement ou à l’accumulation de liquide sous les yeux, une prudence particulière est nécessaire. Les fillers peuvent provoquer ou majorer un œdème périorbitaire persistant chez certaines personnes.
Avant toute injection, l’évaluation porte notamment sur le creux sous l’œil, la présence éventuelle de poches ou d’un œdème, la qualité et l’épaisseur de la peau, les volumes de la joue, la coloration du cerne et une éventuelle asymétrie entre les deux côtés.
La région sous-orbitaire doit être analysée avec la joue : ce que vous percevez comme un problème de cerne peut parfois être lié en partie au soutien du tiers moyen du visage. L’examen permet aussi de déterminer si une autre approche est plus adaptée.
L’acide hyaluronique est un gel résorbable utilisé pour restaurer certains volumes. Lorsqu’il est injecté dans une indication adaptée, il peut réduire la dépression sous l’œil et rendre la transition entre la paupière et la joue plus régulière. Cela peut également diminuer l’ombre créée par le creux.
Il ne faut toutefois pas promettre un éclaircissement systématique : si une pigmentation ou une composante vasculaire est également présente, la couleur peut rester visible après correction du volume.
La peau sous l’œil est très fine et la région anatomique est petite. Une correction prudente et progressive est donc généralement privilégiée. Une quantité excessive peut favoriser un gonflement, des irrégularités, un aspect trop rempli ou un œdème persistant. Une correction maximale en une seule séance n’est pas toujours souhaitable.
Les images ci-dessous sont celles de la galerie de la page. Elles illustrent des cas individuels ; le résultat dépend de l’anatomie et de l’indication de chaque personne.
Les photos montrent des cas individuels et ne garantissent pas un résultat identique.
Le visage est examiné au repos, de face et de trois-quarts. Après désinfection, l’acide hyaluronique est injecté selon l’anatomie du patient. Selon la technique choisie, une aiguille ou une canule peut être utilisée. La séance dure généralement quelques dizaines de minutes.
Une modification du creux est visible immédiatement. Un léger gonflement, une rougeur, une sensibilité ou une ecchymose peuvent ensuite apparaître. Le résultat est réévalué lorsque les suites immédiates ont diminué.
Un contrôle peut être réalisé après quelques semaines afin d’évaluer le résultat lorsque l’éventuel gonflement a disparu. Si une correction complémentaire est réellement nécessaire, une petite quantité supplémentaire peut alors être envisagée. Dans cette région, une approche progressive est souvent préférable à une surcorrection initiale.
La durée varie selon le produit utilisé, la quantité injectée, l’anatomie, le métabolisme et les injections précédentes. Le résultat peut persister plusieurs mois et parfois au-delà d’un an. Dans cette région, le produit peut parfois rester présent plus longtemps que l’effet esthétique initialement recherché.
L’acide hyaluronique attire l’eau. Dans la région sous-orbitaire, un produit placé trop superficiellement, une quantité excessive ou certaines caractéristiques anatomiques peuvent favoriser un gonflement prolongé. La prudence est particulièrement importante chez les personnes qui présentent déjà des poches, un œdème malaire ou un gonflement sous les yeux.
Lorsque l’acide hyaluronique est placé trop superficiellement sous une peau très fine, une coloration bleutée ou grisâtre peut devenir visible. Ce phénomène est couramment appelé effet Tyndall. Selon la situation, une hyaluronidase peut être envisagée après évaluation médicale.
Lorsqu’un ancien filler provoque un gonflement, une irrégularité, une coloration bleutée ou un excès de volume, une hyaluronidase peut parfois être utilisée pour le dégrader. Une évaluation est nécessaire avant de décider de dissoudre tout ou partie du produit.
Les réactions les plus fréquentes après injection comprennent notamment un gonflement, une ecchymose, une rougeur, une sensibilité ou une petite asymétrie temporaire.
En plus des réactions habituelles, cette zone présente des risques particuliers : œdème prolongé, irrégularités, effet Tyndall, asymétrie, nodules ou réaction inflammatoire, et infection. Comme pour toute injection de filler, il existe également un risque rare mais beaucoup plus sérieux d’injection dans un vaisseau sanguin. Une occlusion vasculaire peut entraîner une souffrance cutanée et, exceptionnellement, des complications visuelles.
La proximité anatomique avec l’œil rend cette information particulièrement importante. Les publications médicales décrivent notamment l’œdème malaire, les ecchymoses, les irrégularités de contour et les changements de couleur parmi les complications possibles des injections infraorbitaires.
Après une injection, une douleur importante inhabituelle, un blanchiment ou une modification anormale de la couleur de la peau, un trouble de la vision, une douleur oculaire inhabituelle ou un symptôme neurologique nécessite une évaluation médicale urgente. Un trouble visuel après une injection de filler est une urgence.
En présence d’un trouble visuel ou d’une douleur inhabituelle importante après l’injection, demandez immédiatement une prise en charge médicale urgente.
| Traitement | Tarif |
|---|---|
| Traitement des cernes creux, contrôle à environ un mois et retouche si indiquée | 350 € |
La zone sous les yeux nécessite une correction prudente et progressive. Le résultat est réévalué lorsque l’éventuel gonflement a diminué ; une retouche est réalisée uniquement si elle est indiquée.
Les activités habituelles peuvent généralement être reprises rapidement. Évitez de masser ou d’appuyer volontairement sur la zone, sauf recommandation spécifique. Un léger gonflement peut survenir pendant les premiers jours. Une protection solaire est recommandée lorsque des ecchymoses sont présentes. Les consignes adaptées sont données après la séance.
Le traitement des cernes ne consiste pas simplement à ajouter du volume sous les yeux. L’examen permet de déterminer si l’apparence du cerne est principalement liée à un creux, une pigmentation, une composante vasculaire, une poche, un œdème ou plusieurs mécanismes associés. L’acide hyaluronique est surtout intéressant lorsqu’il existe un véritable déficit de volume. Dans cette région délicate, l’objectif est une correction prudente, sans surcorrection.
Une consultation permet d’examiner le cerne et la joue, d’identifier la cause principale de l’ombre et de vérifier si l’acide hyaluronique est une option adaptée.
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